La parodontologie est la discipline qui traite les maladies des tissus qui soutiennent les dents ( Os, gencives) ce sont en règle générale des maladie qui provoquent la fonte de l’os qui supporte les dents conduisant à leur perte (anciennement appelées : déchaussement des dents) et dont le premier signe visible est la gingivite ( gencives qui saignent).
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1 – Que sont les maladies parodontales?

Mes gencives saignent est ce normal Non!

– Est ce qu’elles saignent au brossage ou spontanément.

– Est ce que c’est tous les jours ou de façon épisodique.

Le saignement des gencives est aussi anormal que si vous saigniez des mains en vous les lavant.

Pour contre dans certaines circonstances les gencives peuvent saigner mais de façon très ponctuelle dans le temps, femmes enceintes, périodes des règles (essentiellement lors de perturbations hormonales)
S’il y a Maladie Parodontale le saignement des gencives est le premier signe (suivi le plus souvent par des rougeurs, gonflements et rarement douleurs). Le saignement résulte d’un conflit entre certaines bactéries (qui colonisent l’espace compris entre la dent et la gencive) et votre système immunitaire qui par réaction face à cette petite agression bactérienne va provoquer une inflammation des gencives, ce qui s’observe si l’on ne se brosse pas les dents .
Dans un premier temps il ne s’agit là que d’une inflammation totalement réversible qui disparait à la reprise du brossage ou face à un nettoyage adapté. Par contre certaines personnes vont développer une réelle maladie parodontale qui va se traduire par une gingivite mais également par une fonte de l’os alvéolaire ( os qui soutien les dents) et pouvant aboutir à la perte des dents soit de façon lente (parodontite chronique , 20ou 30 ans) soit de façon rapide ( parodontite agressive ( quelques années ou mois).

Attention : si le premier signe de la maladie parodontale est le saignement des gencives, ce signe très évocateur peut être absent chez les patients fumeurs.

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2 /La consultation en parodontologie

Dans le doute il est préférable de consulter

La première consultation en parodontologie est uniquement une prise de contact où le praticien examinera vos gencives afin de déterminer si les signes cliniques que vous avez correspondent bien à une Maladie Parodontale, si c’est le cas vous serait alors orienté vers une consultation de pour effectuer un ensemble d’examens déterminant le degré de sévérité de la maladie.

C’est examens totalement indolores comportent :

* Des radiographies
* Un interrogatoire médical
* Des prélèvements Bactériens
* Un examen clinique proprement dit afin d’évaluer:
– L’état de la gencive : inflammation, saignement,
– L’état des dents : caries, malpositions, mobilités, couronnes inadaptées
– La présence de poches parodontales dont la profondeur est mesurée pour déterminer la sévérité des atteintes

A l’issue de vos examens une consultation de synthèse vous est proposée au cours de laquelle un plan de traitement sera exposé.

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3 /Les traitements parodontaux

Le meilleur traitement est la prévention

Le premier signe d’alerte sont les gencives qui saignent

Les objectifs du traitement sont de:

* rétablir la santé parodontale
* maintenir cet état de santé à long terme

Les phases classiques du traitement parodontal comportent:

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1/ Instructions d’hygiène bucco-dentaire

La première étape des traitements parodontaux consiste à rétablir de bonnes conditions d’hygiène ce qui nécessite :
– L’apprentissage d’une  bonne technique de brossage et à prescrire pour chaque patient les instruments adaptés :

  • brosse à dents,
  • jet dentaire, sont classiquement employés.

La coopération du patient est primordiale car l’accumulation de plaque dentaire est quotidienne,

il est nécessaire pour obtenir et maintenir les résultats du traitement:

– d’avoir une hygiène buccale très rigoureuse.

– de supprimer dans la bouche toutes les causes de rétention de la plaque bactérienne : caries, soins inadaptées, prothèses défectueuses

2/ Irrigation sous-gingivales et détartrage supra-gingival.

Une fois les conditions d’hygiène rétablies la seconde étape est la décontamination des gencives.

Cela se fait par des irrigation sous-gingivales qui vont permettre d’éliminer toutes les bactéries vivantes qui ont colonisées la poche parodontale, permettant de supprimer l’irritation permanente quelles engendrent vis-à-vis de la gencive.

Ces irrigations au nombre de trois en début de traitement sont faites après une séance de détartrage supra gingivale ( le tartre étant des bactéries mortes qui se sont minéralisées sous l’action du calcaire de la salive).

Les irrigations se feront en début de traitement puis à la suite de la phase chirurgicale et pendant la phase de maintenance. Elles constituent le cœur du traitement.

L’irrigation est effectuée à l’aide d’un petit instrument fin qui va propulser, dans la poche parodontale, grâce aux ultra-sons de l’eau avec généralement un antiseptique,.

C’est un acte indolore.

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3 /Chirurgie parodontale

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A la suite de la phase de nettoyage par irrigations la gencive retrouve rapidement un aspect plus sain.

Cependant il restera dans la poche parodontale des résidus bactériens (Tartre) ainsi que des tissus abimés ( os ,gencive)  les premiers devant être enlevés et les second corrigés .

Pour cela un geste chirurgicale est alors nécessaire.

Le but de la chirurgie étant  de :

* Procurer un accès et une visibilité pour éliminer le tartre qui persiste au fond des poches parodontales et le long des racines dentaires. Un remodelage osseux peut être associé.
* Diminuer la profondeur des poches parodontales et redonner à l’os alvéolaire (os entourant les dents) un contour favorable à la santé parodontale.
* Réparer ou régénérer l’os perdu au cours de la maladie. Dans ce cas des matériaux de comblement osseux, sont employés.
* La Chirurgie parodontale est réalisée sous anesthésie locale, c’est un acte totalement indolore pendant et après l’intervention, une prescription et des conseils postopératoires sont remis par le praticien.

Un rendez-vous de contrôle est nécessaire après 8 jours pour enlever les fils de sutures placés en fin d’intervention pour repositionner la gencive et contrôler la cicatrisation.

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4 /maintenance parodontale

4/Maintenance parodontale

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Les maladies parodontales combinent la présence de bactéries  agressives, une susceptibilité individuelle et des facteurs de risques systémiques comme : le stress, la consommation de tabac, les hormones et des facteurs locaux favorisant l’accumulation de plaque dentaire.

A l’issue du traitement actif, des maladies parodontales, il est indispensable de suivre une maintenance professionnelle régulière.

La maintenance a pour objectif de prévenir les récidives de la maladie parodontale.
Le suivi fait partie du traitement des parodontites et permet de pérenniser les résultats thérapeutiques. Une personne qui a développé une maladie parodontale présente un risque de récidive si la plaque dentaire et le tartre ne sont pas éliminés régulièrement et si le brossage est insuffisant. De plus, malgré un bon brossage, des dépôts de tartre sont très fréquemment retrouvés.
La maintenance est donc capitale.

La maintenance c’est une visite tous les deux mois pendant un an, visite au cours de laquelle une irrigation sera effectuées et parfois un prélèvement bactérien en cas de doute.
Puis passé cette année en fonction de l’état gingival et des résultats bactériens les rendez-vous seront plus espacés pour prendre un rythme de croisière de deux rendez-vous par an.

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5 /Tabac et maladies parodontales

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Le tabac est un facteur de risque important dans le développement des maladies parodontales.

Le mécanisme d’action du tabac est lié à ses nombreux composants nocifs, avec en particulier la nicotine.

– Les mécanismes de défense vis-à-vis des bactéries sont altérés.
– La vascularisation de la gencive est diminuée.
– La nicotine va se déposer le long de la racine empêchant toute cicatrisation naturelle de la gencive.

Les patients fumeurs répondent moins favorablement aux traitements parodontaux (en particulier si la consommation de tabac est importante).
Le tabac est un élément que le praticien ne peut contrôler. Il doit en tenir compte dans l’établissement de son diagnostic, de son plan de traitement et de son pronostic. Le patient doit être informé de ce facteur de risque.

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6/ MALADIES PARODONTALES ET MALADIES SYSTEMIQUES

La parodontologie est la discipline qui traite les maladies des tissus qui soutiennent les dents ( Os, gencives)

ce sont en règle générale des maladie qui provoquent la fonte de l’os qui supporte les dents conduisant à leur perte (anciennement appelées : déchaussement des dents) et dont le premier signe visible est la gingivite ( gencives qui saignent).

1/ Maladies Cardiaques

Les infections parodontales, qui sont des infections bactériennes, peuvent avoir une incidence sur les maladies cardio-vasculaires.
Des études récentes menées chez des patients atteints de maladie parodontale suggèrent un risque accru de pathologie cardiaque avec en particulier un doublement du risque d’infarctus par rapport aux patients indemnes de parodontopathie.
Des recherches complémentaires sont en cours pour préciser le mécanisme d’action des bactéries parodontales. Une première hypothèse est que les bactéries passent dans le sang circulant, à partir de gencives inflammées et forment de petits caillots sanguins qui contribuent à obstruer les artères. L’autre hypothèse est liée à l’inflammation provoquée par les bactéries parodontales qui contribuerait à la formation de dépôts graisseux dans les artères coronaires.
La prévention ou le traitement initié dès qu’une maladie parodontale est diagnostiquée sont requis, en particulier chez les patients présentant un risque cardiaque.

Les infections parodontales représentent un risque Oslérien important ( infection cardiaque souvent mortelle chez les malades présentant des troubles cardiaques ).

1/ Maladies Cardiaques

Le mécanisme d’action du tabac est lié à ses nombreux composants nocifs, avec en particulier la nicotine.

– Les mécanismes de défense vis-à-vis des bactéries sont altérés.
– La vascularisation de la gencive est diminuée.
– La nicotine va se déposer le long de la racine empêchant toute cicatrisation naturelle de la gencive.

Les patients fumeurs répondent moins favorablement aux traitements parodontaux (en particulier si la consommation de tabac est importante).
Le tabac est un élément que le praticien ne peut contrôler. Il doit en tenir compte dans l’établissement de son diagnostic, de son plan de traitement et de son pronostic. Le patient doit être informé de ce facteur de risque.

2/ Diabète

2/ Diabète

Il est démontré depuis de nombreuses années que les personnes diabétiques sont plus susceptibles à développer des maladies parodontales, particulièrement si le diabète est mal équilibré. En effet le déséquilibre de la glycémie accroît la sensibilité aux infections. Les parodontites sont plus fréquentes, plus sévères et se développent plus rapidement chez les patients diabétiques, amenant à plus de pertes dentaires.
Les études menées ces dix dernières années ont démontré cette relation à double sens. La présence d’une parodontite peut induire des difficultés à équilibrer un diabète et la présence d’un diabète peut minorer l’efficacité du traitement parodontal.
Il est observé que les maladies parodontales sévères peuvent augmenter la glycémie et entraîner des complications liées au diabète. Il est constaté que le traitement des parodontites peut contribuer à équilibrer le diabète et à réduire les doses d’insuline nécessaires. Les parodontites sont aujourd’hui reconnues comme une complication du diabète

Contrôler les maladies parodontales en éliminant les bactéries causales peut améliorer le contrôle du diabète.

La grossesse

3/ Grossesse

Les femmes enceintes sont plus sensibles aux gingivites du fait de variations hormonales. Les symptômes s’installent habituellement au deuxième ou au troisième mois de grossesse avec des gencives qui deviennent rouges, sensibles, augmentent de volume et saignent facilement. Cependant c’est un phénomène réversible et le retour à la normale se fera  des le rétablissement des conditions hormonales habituelles.
Cependant si une parodontite est déjà installée la grossesse risque de potentialiser la maladie est déclencher une Parodontite sévère, et ceci d’autant plus que la femme sera jeune.
Il existe par ailleurs de plus en plus de preuves que les femmes atteintes de maladie parodontale sévère et enceintes risquent de donner naissance à un enfant prématuré de faible poids. Certains facteurs de risque de naissance prématurée de bébés de faible poids sont connus : consommation de tabac, d’alcool ou de drogue, présence d’infections.
Des recherches complémentaires sont requises pour connaître le mécanisme d’action exact des maladies parodontales. Nous savons que les parodontites sont des infections et que toute infection est un danger pour la santé du bébé. Le mécanisme en cause serait le relarguage par les bactéries de produits qui accéléreraient, déclencheraient l’accouchement selon un mécanisme inflammatoire.
La prévention est essentielle. Les femmes envisageant une grossesse doivent inclure dans leur bilan de santé une consultation parodontale afin d’établir un bilan et d’engager un traitement si nécessaire. Il est préférable de débuter une grossesse avec des gencives saines, d’éviter les gingivites et de traiter les maladies parodontales préjudiciables à la santé du foetus.

Au cours de la grossesse, une hygiène buccale rigoureuse est requise.

4/ Affections pulmonaires

4/ Affections pulmonaires

Les risques connus de fragilité pulmonaire regroupent le tabac, l’âge, les pathologies qui dépriment le système de défense immunitaire. Les maladies pulmonaires peuvent dans ces cas être une bronchite, une pneumonie, un emphysème et une maladie pulmonaire chronique obstructive.
Les parodontites peuvent être un autre facteur de risque de pathologie respiratoire, en présence d’un terrain fragilisé par surinfection d’une lésion pulmonaire existante. Nous savons aujourd’hui que les infections buccales, incluant les parodontites, sont associées à l’augmentation du risque d’infection pulmonaire

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3 /Les traitements parodontaux

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